24 août 2007
L'Observatoire de Cons (4): Les Handicapés Mentaux et les Irresponsables

Nicolas Sarkozy s'est dit prêt vendredi à "faire évoluer la loi" pour que les criminels jugés irresponsables par la justice puissent quand même être jugés.
En déplacement à Bayonne (Pyrénées-Atlantiques), le chef de l'Etat, accompagné de la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie, a reçu les familles des deux aides-soignantes assassinées par un malade en décembre 2004 à l'hôpital psychiatrique de Pau.
"Michèle Alliot-Marie et moi nous avons voulu les écouter, les entendre, comprendre ce qu'ils voulaient, et peut-être s'il le faut faire évoluer la loi pour que, y compris lorsqu'il y aura irresponsabilité pénale déclarée, le procès puisse avoir lieu", a déclaré M. Sarkozy. "S'il faut faire évoluer la loi, je suis prêt à la faire évoluer", a-t-il également dit.
L'article 122-1 précise notamment que "n'est pas pénalement responsable la personne qui était atteinte, au moment des faits, d'un trouble psychique ou neuropsychique ayant aboli son discernement ou le contrôle de ses actes".
En 2003, le garde des Sceaux de l'époque, Dominique Perben, avait chargé une commission de réfléchir à la possibilité d'organiser une audience publique qui permettrait, faute de pouvoir le condamner, de désigner symboliquement l'auteur des faits bien qu'il ait été déclaré pénalement irresponsable en vertu de larticle 122-1 du code pénal. M. Perben s'était défendu de vouloir "juger les fous", expliquant vouloir prendre en compte la frustration des familles des victimes.
Pour M. Sarkozy, "un procès, ça permet de faire le deuil". "Je ne suis pas sûr que le mot non-lieu soit parfaitement compréhensible pour le mari dont on a égorgé la femme et par la soeur dont on a décapité le frère", a-t-il ajouté.
Le chef de l'Etat a précisé avoir téléphoné devant les familles à la garde des Sceaux Rachida Dati "pour lui demander de réfléchir et de travailler tout de suite sur cette question".
"Le crime a été prémédité, tout le monde le sait bien", a affirmé M. Sarkozy. "Ma responsabilité, c'est de prendre en compte la douleur des victimes et leur demande."

Comment ça j'exagère?! Vous êtes sûr? Pas moi... Et puis ça faisait longtemps avec Nico...